Les informartions suivantes devaient faire l'objet d'un commentaire sur le billet Flash et l'accessibilité : Harry Potter passe le test de l'ami Fred Cavazza, mais vu les informations, j'ai préféré en faire un billet. J'ai en profité pour reprendre en titre la formulation utilisée sur un de ses précédents billets sur Flash ;) Voici donc le texte tel quel.

Salut,

Bon, à mon tour :)

1) Merci à Goetsu pour son analyse technique que je partage évidemment

2) En tant qu'utilisateur, je n'arrive pas à agrandir les textes, tellement petits qu'ils sont illisibles. Il parait que c'est possible; peut-être mais pas comme j'ai l'habitude de le faire sur tous les autres sites, et je n'ai pas envie de lire un manuel d'utilisation du site ("don't make me think", ça vous rappelle quelquechose ?)

3) Toujours en tant qu'utilisateur, je navigue avec ma CSS personalisée (je mets un fond noir, ça repose les yeux). Hors, ici ça ne fonctionne pas.

4) Ah, encore une fenêtre qui me saute au nez sans me prévenir. C'est tellement horripilant et d'un autre âge que rien que ça me donne envie de cliquer violemment sur le petit carré en haut à droite !

(j'enlève ma casquette d'utilisateur et je reprend la professionnelle)

5) En 2005, il est quand même affligeant de voir encore des sites qui osent se prétendre accessibles alors qu'ils se déclinent en plusieurs versions. Ce principe d'un seul et unique site accessible à tous est énoncé depuis la publication de la version 1 des WCAG en 1999. Six ans après, on ose nous dire que tel site est accessible parce qu'il saupoudre un peu d'accesibilité ici et là.

6) Dans le même ordre d'idée, les utilisateurs de la version texte apprécieront d'être considérés comme des internautes de bas étage, et relégués dans un sous-cyberespace où "ben oui, on l'a fait parce qu'il faut bien le faire, sinon on ne s'embeterait pas". Merci pour la mise en ghetto. Dans la même veine, tordons le coup une bonne fois pour toute aux réflexions erronées du genre "ben oui, ça n'intéresse pas les personnes handicapées", ou "ils n'en ont pas besoin, à quoi ça leur servirait". A ce petit jeu, on peut aller très loin. N'oublions pas qu'on apprécie rarement que quelqu'un choisisse pour nous, dit autrement, nous impose son choix.

7) Toujours sur le plan technique, le détection de navigateur est d'un autre âge. S'amuser à savoir quel navigateur, ou pire quelle aide technique l'internaute utilise, est un travail vain et inepte. L'expérience nous a déjà montré qu'avec deux navigateur (IE, Netscape) c'était peine perdue, de nos jours c'est devenu une gageure, ajouter à cela la myriade d'aide technique, on tombe dans le masochisme !

8) Jeffrey Zeldman parle du site sur un ton franchement politiquement correct. Même s'il le dit à demi-mot, le coût du site a dû être énorme, ne ce serait-ce que par la multiplication des versions du site. Par ailleurs (et là encore, il faut lire entre les lignes), une version conforme aux standards n'aurait pas été moins bien, si ce n'est mieux.

9) Sur la communication (à mon gout, évidemment organisée par Macromedia), on remarque encore une discours simplifié et simplificateur. On sait que l'accessibilité n'est pas binaire mais progressive. A l'opposé de la conformité à la grammaire XHTML/CSS qu'on a ou qu'on n'a pas, un site possède un degré d'accessibilité plus ou moins important. Hors, dans le cas présent, j'ai un peu l'impression qu'on cherche à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en clamant haut et fort "le site est accessible", alors qu'il ne l'est pas du tout vue la multiplication des versions.

9) Quand on voit le contexte légal à l'échelle mondiale, on comprend bien que pour Macromedia, il y a un réel enjeu financier à être accessible. Il s'agit donc de rassurer les webdeveloppers quant au fait qu'un site flash puisse être accessible, pour éviter qu'ils se tournent vers d'autres technologies, qui ne sont pas la propriété de Macromédia et donc moins génératrices de business. Sous cet éclairage, on comprend mieux toute la propagande communication organisée autour de ce site.